Oui, il se passe des choses sur le plan culturel à Anglet. Mais ce qui se passe, ce qui marche, ne doit rien à l’équipe municipale en place, qui en quelque sorte a vécu de ses rentes.
Cette semaine, le festival « A mots ouverts » vit sa huitième édition. Les premiers spectacles de cette nouvelle édition ont confirmé le succès des principes de base de ce festival : ceux d’un service public de la culture apportant à un public familial une offre culturelle intelligente et accessible.

Si « A mots ouverts » tourne, comme son nom l’indique, autour de l’oralité, le festival des « Jours Heureux » poursuit lui aussi son chemin ascendant au fil des ans à destination du jeune public.
Une dynamique que la municipalité actuelle n’a pas réussi à casser, et qui a survécu essentiellement grâce au professionnalisme des cadres et des agents de la commune. Et à l’attente du public.

Il en est de même aux Ecuries de Baroja, où le concept d’un lieu ouvert multiculturel et celui des spectacles de sortie de résidence, mis en œuvre lui aussi par l’équipe municipale précédente, perdure et est reconnu bien au-delà de nos limites communales. Les Jeudi de Baroja sont aujourd’hui un rendez-vous incontournable.

A l’heure où le Chapiteau de Baroja connait à St Jean de Luz une résurrection, reprenant son rôle d’outil de préfiguration d’une politique culturelle renouvelée dans cette ville voisine, on se prend à regretter que les équipements culturels légués à Anglet par l’équipe municipale précédente, et en particulier La Salle Quintaou, n’aient pas eu la chance de bénéficier de l’intérêt , de la créativité et de l’impulsion politique qu’ils auraient mérité.

Au contraire, une politique du spectacle vivant, sous-traitée au prix fort à une Scène Nationale qui s’essoufflait année après année, à étouffé budgétairement l’enthousiasme qui avait accompagné la première saison culturelle municipale 2013-2014, avec ses 800 abonnés.
Le nouvel EPCC Scène Nationale semble, avec son nouveau directeur, vouloir retrouver un chemin plus ouvert et renouvelé. Mais que de temps perdu, sans espoir cependant d’une véritable programmation municipale équilibrée pour Anglet.

Pendant 5 ans, la Biennale d’Art a poursuivi son chemin, de plus en plus dispendieuse.

Nous avions conçu une Maison des Cultures Régionales ambitieuse et ouverte au croisement avec les autres expressions culturelles. En dialogue permanent avec les associations, nous avions prévu de l’installer près des Ecuries de Baroja. Un objectif abandonné par Claude Olive qui l’a réduit à la réutilisation de locaux scolaires isolés et éloignés des lignes de transport en commun.

S’il y a un domaine où nous voulons relancer une dynamique forte en proposant aux angloys un véritable service public de la Culture, en recréant la synergie perdue entre les services Culture, Education, Jeunesse , Animation, Tourisme de notre ville, c’est bien le domaine culturel.

Aujourd’hui les rares événements culturels n’existent que parce qu’ils sont un vecteur de communication électoraliste municipale. Comme c’est aussi le cas dans bien d’autres domaines d’ailleurs.

Nous voulons porter demain une véritable politique culturelle. Une politique municipale transversale, accessible à tous, en particulier aux familles et aux jeunes.
Nous savons comment le faire et nous l’avons prouvé. Nous saurons maîtriser un budget qui a dérivé ces quatre dernières années, alors que l’offre diminuait et s’appauvrissait au fil des jours.

Vivement qu’Anglet dispose d’une équipe municipale et d’un Maire qui se passionnent pour le développement culturel.

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